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« Faire le vide » oui, mais comment ?

Nous connaissons tous ces moments où nous avons l’impression d’avoir trop de choses dans la tête, l’impression d’avoir la tête « farcie », trop à penser, à organiser, à gérer, à réfléchir… et nous ressentons le besoin pressant de « faire le vide », d’être dans le « rien », le calme total, l’arrêt sur image, « stop » ! C’est d’ailleursindispensable pour notre équilibre de vie.

Nous avons l’impression aussi qu’il faut attendre le weekend ou les prochainesvacances (trop loin !…) pour pouvoir arrêter tout ce qui nous encombre. Mais il y a lapossibilité de le faire très simplement dans notre quotidien à n’importe quel moment.

Je vais distinguer deux façons de « faire le vide ».

  • La première est dansl’action.

En étant totalement présent à ce que nous faisons au moment où nous faisons les choses. Ce n’est pas juste se dire : « je suis là en train de d’écrire un mail, de lire, de m’occuper de mon enfant, de préparer le repas, de discuter avec quelqu’un, de travailler à mon bureau….etc… ». Cela implique tout notre corps et tout notre être à être présent lors de notre activité.

Cela signifie par exemple, que tout en lisant cet article, vous avez conscience de votrecorps posé sur votre chaise, de la tête aux pieds, que vous avez conscience de votre environnement, que vous êtes pleinement là, présent et conscient de ce que vous lisez.

Si une autre pensée vient à vous pendant cette lecture, vous l’accueillez, vous notez qu’elle est là. Soit vous la laissez passer sans la laisser s’accrocher car elle vient juste parasiter votre lecture et elle n’est pas utile ; soit elle vous rappelle quelque chose d’important que vous avez besoin de noter, faites-le et vous y reviendrez plus tard ; soit la pensée vient nourrir ce que vous lisez et vous permet de mieux comprendre ou intégrer les choses, alors suivez-la avant de revenir à votre lecture, mais tout en étanttoujours le plus possible ancré dans votre corps et présent là où vous êtes. En étant totalement présent à cette lecture, nous pouvons détendre les parties du corps qui n’ont pas besoin d’être sollicitées et profiter pleinement de cette activité avec unminimum d’efforts et de tensions.

Si vous avez une activité plus « manuelle » comme vous laver les mains par exemple, au lieu d’être en train de penser à ce qui est passé (ce matin, l’autre jour, quand j’étais petit…) ou à ce qui vient ( tout à l’heure, demain, plus tard…), il s’agit d’être tout simplement, complètement dans le fait de se laver les mains : ressentir l’eau qui coule, le chaud, le froid, l’odeur du savon…Avoir les pieds bien ancrés dans le sol, être totalement là, profiter de cet instant qui est le nôtre. Ce cadeau que nous fait la vie, quelles que soient les circonstances, de pouvoir choisir ce moment et l’accueillir totalement, aussi simple et banal soit-il. De vivre ce moment pleinement plutôt que de ne même pas le voir passer à cause de nos préoccupations…

Cela semble trivial, simpliste, inintéressant, barbant…. Rien ne vaut l’expérience. Essayez pendant trois semaines, par exemple, un peu chaque jour. D’habitude nous le faisons sans même nous en rendre compte. Mais là, faisons-le en conscience.  Et vous verrez par vous-même. Voyez comment vous vous sentez de manière générale et ce que cela vous apporte.

  • La deuxième façon de « faire le vide » est dans « l’inaction » ou dans la « méditation ».

Il ne faut pas que le mot « méditation » vous refroidisse. Ce que j’entends par là, c’est prendre un temps pour soi, même très court, pour se recentrer, se poser, se reposer et « faire le vide ».

Si nous voulons être en mesure d’accueillir ce qui se présente dans notre journée, nous devons créer un espace d’accueil à l’intérieur de nous. Si nous sommes déjà saturés et si nous avons l’esprit qui tourne à plein régime, comment faire face à ce qui arrive en plus ?

C’est normal de ressentir un « trop plein » si nous ne nous arrêtons jamais régulièrement. Cela fait partie d’un véritable équilibre de vie de s’arrêter quelques minutes par jour. En plusieurs fois, en une fois, 5 minutes, 15 minutes, ou plus… à chacun de trouver ce qui lui convient. C’est comme pour arriver à jouer un instrument de musique, mieux vaut travailler un petit peu régulièrement, que beaucoup d’un coup.

Se mettre dans une position confortable et juste être présent à son corps et à sa respiration, être là.

Chaque fois qu’une pensée arrive, la laisser passer sans s’accrocher à elle, sans l’alimenter et revenir à son corps, le sentir vivre, vibrer, ressentir son poids posé là où nous sommes. Profitons de ce moment d’apaisement…

Et ressentons les bienfaits du calme…

Aude de Vathaire
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